Recherche à l’université : Joël Giraud satisfait mais vigilant.

En commission des finances de l’Assemblée nationale, mercredi, le rapporteur général a félicité les auteurs du rapport sur l’évaluation du financement public de la recherche dans les universités en appelant à la vigilance sur quelques points dont le financement et la contractualisation.

Joël Giraud a d’abord félicité les rapporteurs, Patrick Hetzel, Amélie de Montchalin et Danièle Hérin, en notant la qualité de leur travail mais aussi son originalité puisque ces derniers ont ajouté aux auditions traditionnelles une consultation citoyenne qui a rencontré un succès inattendu selon les rapporteurs : « un exemple à pérenniser » a indiqué le rapporteur.

Il est ensuite revenu sur les comparaisons internationales que le rapport met en évidence. On y note notamment des salaires de chercheurs inférieurs à la moyenne de l’OCDE, différence compensée, selon Danièle Hérin, par le statut. Toujours est-il que l’impact de cet écart est faible sur la recherche publique : 0.85% du PIB en France contre 0.92% du PIB en Allemagne : « la progression est donc possible a indiqué Amélie de Montchalin en renvoyant vers la question de la faiblesse de la recherche en entreprise en France ».

Sur la question du pilotage, le rapporteur général a demandé une évaluation du système « SI Labo » et « SI Recherche » : « un projet de 10 ans » a répondu Patrick Hetzel en indiquant qu’il restait quelques objectifs à définir, Danièle Hérin précisant la difficulté de contractualisation : « partout ailleurs la recherche universitaire est uniquement dans les universités ; en France, elle est aussi dans les organismes de recherche ; il y a une double tutelle. »

Enfin, le rapporteur général a insisté sur la nécessité que la loi de programmation pluriannuelle demandée par les rapporteurs s’inscrive dans le cadre de la Loi de programmation des finances publiques. Message reçu ont indiqué en chœur les trois rapporteurs non sans préciser qu’il pouvait exister un conflit entre l’annualité des lois de finances et les projets de recherche qui s’étalent sur des durées allant de trois à cinq ans.

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