Hommage national aux 13 soldats tués au Mali : la France entière s’incline devant le sacrifice de ses enfants

Deux anciens présidents de la République, François Hollande et Nicolas Sarkozy, assistaient à cette cérémonie aux côtés du Président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, et des membres du bureau de l'Assemblée, dont Joël Giraud.

Ce lundi 2 décembre 2019 était un jour de recueillement national en hommage aux treize soldats de l’opération Barkhane décédés la semaine dernière au Mali (lien communiqué précédent), dont quatre appartenaient au 4e régiment de chasseurs de Gap. La cérémonie a été à la hauteur de la mémoire des victimes de ce drame survenu en pleine opération de combat, qui a engendré la plus grosse perte pour l’armée française depuis 36 ans.

Quelques 2.500 personnes se sont rassemblées dans la cour des Invalides, dont les familles des victimes, des anciens présidents de la République, des membres du gouvernement, mais aussi les députés des Hautes-Alpes, Pascale Boyer et Joël Giraud, ainsi que le maire de Gap, Roger Didier, et la sénatrice Patricia Morhet-Richaud. Des collégiens, notamment ceux du collège du Centre de Gap, étaient également présents, aux côtés des porte-drapeaux des villes des régiments endeuillés. Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, est quant à lui venu spécialement pour assister à cette cérémonie.

Comme l’exige la tradition, le président de la République a prononcé l’éloge funèbre de ces treize soldats morts pour la France, avant de leur remettre la légion d’honneur à titre posthume. Dans un discours poignant, il s’est « incliné », au nom de la patrie toute entière, devant leur sacrifice. Dressant le portrait de chacun d’entre eux, il leur a rendu un vibrant hommage, celui qu’ils méritent.

Le président n’a pas manqué de rappeler tout le sens de leur engagement au Sahel, au service de la protection des français et plus largement de la liberté des vastes territoires sur lesquels ils opèrent. Hélas, défendre les valeurs de notre pays se paye parfois au prix le plus fort, celui du sang. La mission se poursuit malgré tout « sans trêve » pour leurs frères d’armes, comme l’a indiqué Emmanuel Macron.

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