Ligne Grenoble – Gap : une réunion pour rien ou pas grand-chose malgré l’engagement du gouvernement à hauteur de 10 millions d’euros

La SNCF bloque à l’heure qu’il est tout projet de travaux d’urgence sur la ligne

1. Les engagements de l’Etat réaffirmés

Pierre Dartout, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a clairement dit les choses : l’Etat est prêt à mettre 10 millions d’euros sur la table. La Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Ville de Grenoble ont suivi en annonçant pouvoir engager respectivement 6 millions et 2 millions d’euros pour faire des travaux provisoires sur la ligne Grenoble – Gap.

2. Une facture de SNCF Réseau pour les travaux d’urgence qui ne cesse de croître

Ces engagements couvrent les 18 millions annoncés initialement par SNCF pour réaliser les travaux provisoires sur la ligne… Un chiffre auquel se sont ajoutés 12 millions d’euros en cours de réunion, dus aux conséquences sur les travaux des autres lignes, pour atteindre un total de 30 millions.

3. 30 millions d’euros que la SNCF annonce comme… à fonds perdus

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a demandé si ces travaux constituaient une avance sur les travaux définitifs, ce à quoi SNCF réseau a répondu qu’il ne s’agirait que de fonds perdus ou presque car tout serait à recommencer dans le cadre des travaux définitifs. Il leur a été demandé d’étudier quand même la dichotomie entre travaux à fonds perdus et avance sur les futurs travaux définitifs. La SNCF y a coupé court en expliquant qu’elle manquait de temps et que cela retarderait le chantier de la ligne Valence – Briançon qui ne pourrait ainsi pas ouvrir pour la saison hivernale.

4. Une estimation sans étude précise malgré l’injonction du gouvernement à laquelle SNCF Réseau estime ne pas avoir à répondre

Concernant l’étude de ces travaux provisoires, il s’agit donc d’une estimation au doigt mouillé. En effet, Joël Giraud leur a dit que le gouvernement avait clairement demandé que cette étude soit réalisée et la réponse a été cinglante : un coup de fil d’une ministre au PDG de SNCF Réseau ou une déclaration d’un secrétaire d’Etat dans la presse ne vaut pas commande. « Nous ne commencerons pas cette étude tant que nous n’aurons pas une convention en bonne et due forme et il est de toute façon trop tard car il faudrait avoir terminé la phase administrative et financière avant fin novembre »  fermez le ban !

5. Des alternatives inacceptables

SNCF Réseau propose donc des cars de nuit ou un train de nuit Paris – Modane avec correspondance pour Briançon et Gap via l’Italie en car… soit 4h de car !

Conclusion

En clair, SNCF Réseau n’a cure du gouvernement et des élus et a décidé de ne surtout rien changer à son plan de fermeture de la ligne Grenoble – Gap en 2020, et de remplacement du train de nuit pendant 9 mois par des cars de nuit.

Payez et circulez, il n’y a rien à voir. Les deux régions, les deux départements et la métropole de Grenoble sont partis furieux. La sclérose qui a atteint la SNCF sur les plans stratégiques et techniques est inversement proportionnelle à l’aide financière que constitue la reprise de la dette de SNCF Réseau par l’Etat. Dans ces conditions, à moins d’un électrochoc à la tête de cette entreprise (qui n’est pas annoncé à ce jour), on peut considérer que la survie de la ligne Grenoble – Gap dépendra de la mobilisation de tous.

Lu sur ledauphine.com : « Train Gap-Grenoble : Joël Giraud s’agace« 

Lu sur dici.fr : « Hautes-Alpes : Ligne Grenoble – Gap : « une réunion pour rien ou pas grand-chose » pour le député Giraud« 

Lu sur francetvinfo.fr : « Ligne SNCF Grenoble-Gap : toujours sans réponse, les usagers s’agacent et contre-attaquent« 

Lu sur alpes-et-midi.fr : « UNE VISITE POUR RIEN« 

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