Bernard LIGER : l’homme de tous les combats utiles nous a quittés.

Engagement, c’est sans doute le mot qui caractérise le mieux la vie de Bernard LIGER. Pas des engagements théoriques mais la volonté d’être utile, comme citoyen, quand la cause justifiait l’action. Ce fut tout d’abord le combat citoyen pour maintenir le train de nuit Paris-Briançon et un centre hospitalier de qualité à Briançon. Au-delà des manifestations, c’était avant tout les réunions techniques pour trouver une solution concrète et durable qui le motivaient. Et puis, il y a eu le glissement de terrain du tunnel du Chambon où il a révélé un autre aspect de sa personnalité. Tandis que nous étions le nez sur le guidon de la recherche de moyens financiers pour reconstruire l’ouvrage, Bernard avait choisi de voir plus loin, de s’atteler à la reconstruction de l’économie du territoire afin que l’accompagnement des entreprises ne s’arrête pas à la réouverture de la route.
Enfin, le combat ultime, le plus récent, fut celui en faveur d’une Humanité retrouvée face à un monde qui a peur de l’autre, celui que la guerre ou la faim poussent vers les frontières si éloignées de sa terre natale. Bernard LIGER a fait toute sa vie sienne cette phrase de Clemenceau :  » Quand nous aurons tué l’Espérance, c’est pour l’humanité, la mort ». Partout, il a incarné cette espérance.

Joël GIRAUD

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