Fin de vie : pas d’acharnement thérapeutique

Parmi les dossiers qui lui tiennent à cœur, et sur lesquels il a régulièrement l’occasion de s’exprimer, le député des Hautes-Alpes revient sur le débat relatif à la fin de vie et se dit satisfait de la décision prise par le Conseil Constitutionnel qui a validé le 2 juin les dispositions sur l’arrêt des traitements par les médecins pour les patients hors d’état d’exprimer leur volonté. En effet des associations déplorant que la décision de poursuivre ou non des traitements dépende des seuls médecins et estimant que les modalités de la décision d’arrêt de traitements devraient figurer dans la loi et non dans un décret, avaient saisi le Conseil Constitutionnel. Dans le collimateur, un décret du 3 août 2016 d’application de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie.

Le traitement de maintien en vie d’un patient hors d’état de s’exprimer, et qui n’aurait pas laissé de directives, pourra donc être interrompu si le médecin le décide, au titre du refus de l’obstination déraisonnable. Les familles et les proches pourront néanmoins contester la décision du médecin en justice.

Nonobstant, à cette occasion Joël Giraud rappelle que, même si elle représente un pas en avant, la loi Claeys-Leonetti selon le député PRG ne va pas assez loin, les radicaux de gauche étant clairement favorables au droit de mourir dans la dignité, c’est-à-dire celui, pour un patient qui se sait condamné, de décider en plein conscience d’arrêter de souffrir, de prendre le temps de se séparer de ses proches plutôt que de s’exposer à une déchéance physique et mentale que la sédation profonde, désormais autorisée par la loi, n’évite absolument pas.

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