{"id":876,"date":"2017-12-08T10:44:20","date_gmt":"2017-12-08T09:44:20","guid":{"rendered":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/?p=876"},"modified":"2017-12-11T10:47:42","modified_gmt":"2017-12-11T09:47:42","slug":"ceremonie-dhommage-national-a-jean-dormesson","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/2017\/12\/08\/ceremonie-dhommage-national-a-jean-dormesson\/","title":{"rendered":"C\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;hommage national \u00e0 Jean d&rsquo;ORMESSON"},"content":{"rendered":"<p><strong>TRANSCRIPTION DU DISCOURS DU PR\u00c9SIDENT DE LA R\u00c9PUBLIQUE <\/strong><strong>LORS DE LA C\u00c9R\u00c9MONIE D\u2019HOMMAGE NATIONAL \u00c0<\/strong> <strong>JEAN D\u2019 ORMESSON<\/strong><\/p>\n<p><em>H\u00f4tel des Invalides, Paris \u2013 Vendredi 8 d\u00e9cembre 2017<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Messieurs les pr\u00e9sidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les acad\u00e9miciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps pr\u00e9fectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, ch\u00e8re Fran\u00e7oise d\u2019ORMESSON, ch\u00e8re H\u00e9lo\u00efse d&rsquo;ORMESSON, chers membres de la famille, ch\u00e8re Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.<\/p>\n<p>\u00ab Si claire est l\u2019eau de ces bassins, qu&rsquo;il faut se pencher longtemps au-dessus pour en comprendre la profondeur \u00bb. Ces mots sont ceux qu\u2019Andr\u00e9 GIDE \u00e9crit dans son <em>Journal <\/em>\u00e0 propos de la Bruy\u00e8re.<\/p>\n<p>Ils conviennent particuli\u00e8rement \u00e0 Jean d&rsquo;ORMESSON.<\/p>\n<p>Car plus qu&rsquo;aucun autre il aima la clart\u00e9. Celle des eaux de la M\u00e9diterran\u00e9e, dont il raffolait, celle du ciel d&rsquo;Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette \u00eele secr\u00e8te des \u00e9crivains. Celle des pentes enneig\u00e9es et \u00e9clatantes o\u00f9 il aimait \u00e0 skier, comme celles des criques de la c\u00f4te turque, inond\u00e9es de soleil.<\/p>\n<p>Ne fut-il pas lui-m\u00eame un \u00eatre de clart\u00e9 ?<\/p>\n<p>Il n\u2019\u00e9tait pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa pr\u00e9sence n&rsquo;illumin\u00e2t. Il semblait fait pour donner aux m\u00e9lancoliques le go\u00fbt de vivre et aux pessimistes celui de l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait trop conscient des ruses de l&rsquo;Histoire pour se navrer des temps pr\u00e9sents, et sa conversation, elle-m\u00eame, \u00e9tait si \u00e9tincelante qu&rsquo;elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d&rsquo;amer.<\/p>\n<p>Jean d\u2019ORMESSON fut ainsi cet homme entour\u00e9 d&rsquo;amis, de camarades, offrant son amiti\u00e9 et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un \u00e9go\u00efste passionn\u00e9 par les autres. Sans doute son br\u00e9viaire secret, \u00e9tait-il \u00ab Les Copains \u00bb de Jules Romains, auquel il avait succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, D\u00e9on, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer\u2026 je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d&rsquo;amis, ce furent des vacances, des po\u00e8mes r\u00e9cit\u00e9s, de la libert\u00e9 partag\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour ceux qu\u2019il accompagna jusqu&rsquo;au terme ultime, sa pr\u00e9sence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Ranc\u00e9, \u00ab on croyait ne pouvoir bien mourir qu\u2019entre ses mains, comme d&rsquo;autres y avaient voulu vivre \u00bb.<\/p>\n<p>Cette gr\u00e2ce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote \u00e0 la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu&rsquo;il \u00e9tait un \u00ab gracieux d\u00e9vorant \u00bb, rendant la vie int\u00e9ressante \u00e0 qui le croisait. C\u2019est cette clart\u00e9 qui d\u2019abord nous manquera, et qui d\u00e9j\u00e0 nous manque en ce jour froid de d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Jean d&rsquo;ORMESSON fut ce long \u00e9t\u00e9, auquel, pendant des d\u00e9cennies, nous sommes chauff\u00e9s avec gourmandise et gratitude. Cet \u00e9t\u00e9 fut trop court, et d\u00e9j\u00e0 quelque chose en nous est assombri.<\/p>\n<p>Mais celui que l&rsquo;on voyait caracoler, dou\u00e9 comme il l\u2019\u00e9tait pour l&rsquo;existence et le plaisir, n&rsquo;\u00e9tait pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tent\u00e8rent, d&rsquo;ailleurs en vain, de le r\u00e9duire.<\/p>\n<p>La France est ce pays complexe o\u00f9 la gaiet\u00e9, la qu\u00eate du bonheur, l&rsquo;all\u00e9gresse, qui furent un temps les atours de notre g\u00e9nie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frapp\u00e9s d&rsquo;indignit\u00e9. On y vit le signe d&rsquo;une absence condamnable de s\u00e9rieux ou d&rsquo;une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 forc\u00e9ment coupable. Jean d\u2019ORMESSON \u00e9tait de ceux qui nous rappelaient que la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 n\u2019est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.<\/p>\n<p>Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d\u2019ORMESSON e\u00fbt r\u00eav\u00e9 de vivre, il \u00e9tait \u00ab superficiel par profondeur \u00bb.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;on a re\u00e7u en partage les facilit\u00e9s de la lign\u00e9e, du talent, du charme, on ne devient normalement pas \u00e9crivain, on ne se veut pas \u00e0 toute force \u00e9crivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillit\u00e9s secr\u00e8tes et f\u00e9condes.<\/p>\n<p>\u00ab J&rsquo;\u00e9cris parce que quelque chose ne va pas \u00bb disait-il, et lorsqu&rsquo;on lui demandait quoi, il r\u00e9pondait : \u00ab je ne sais pas \u00bb, ou, plus \u00e9vasivement encore : \u00ab je ne m&rsquo;en souviens plus \u00bb. Telle \u00e9tait son \u00e9l\u00e9gance dans l&rsquo;inqui\u00e9tude.<\/p>\n<p>Et c\u2019est l\u00e0 que l\u2019eau claire du bassin soudain se trouble. C&rsquo;est l\u00e0 que l&rsquo;exquise transparence laisse para\u00eetre des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint o\u00f9 Jean-qui-rit admit la pr\u00e9sence tenaillante, irr\u00e9fragable, d&rsquo;un manque, d&rsquo;une f\u00ealure, et c&rsquo;est alors qu&rsquo;il devint \u00e9crivain.<\/p>\n<p>Ses yeux aujourd&rsquo;hui se sont ferm\u00e9s, le rire s\u2019est tu, et nous voici, cher Jean, face \u00e0 vous. C&rsquo;est-\u00e0-dire face \u00e0 vos livres. Tous ceux que vous aviez \u00e9gar\u00e9s par vos diversions, que vous aviez accabl\u00e9s de votre modestie, tous ceux \u00e0 qui vous aviez assur\u00e9 que vous ne dureriez pas plus qu&rsquo;un d\u00e9jeuner de soleil, sont face \u00e0 cette \u00e9vidence, dont beaucoup d\u00e9j\u00e0 avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.<\/p>\n<p>Cette \u00e9vidence, c&rsquo;est votre \u0153uvre.<\/p>\n<p>Je ne dis pas : vos livres, je ne dis pas : vos romans. Je dis : votre oeuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d&rsquo;un \u00e9difice o\u00f9 tout est voulu et pens\u00e9, o\u00f9 l\u2019on reconna\u00eet \u00e0 chaque page ce que les historiens de l&rsquo;art appellent une palette, c&rsquo;est-\u00e0-dire cette riche vari\u00e9t\u00e9 de couleurs que seule la singularit\u00e9 d&rsquo;un regard unit.<\/p>\n<p>La clart\u00e9 \u00e9tait trompeuse, elle \u00e9tait un miroir o\u00f9 l&rsquo;on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. \u00ab Que mon linceul au moins me serve de myst\u00e8re \u00bb, \u00e9crivait-il. Votre linceul, lui, d\u00e9sormais vous r\u00e9v\u00e8le.<\/p>\n<p>Nous devrons, pour vous entendre, \u00e0 pr\u00e9sent tendre l&rsquo;oreille, et derri\u00e8re les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.<\/p>\n<p>Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l&rsquo;aviez mis dans vos livres. Et ce sont les demi-teintes, le \u00ab sfumato \u00bb subtil, qui vont \u00e0 pr\u00e9sent colorer la surface claire. Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la \u00ab moire \u00bb pr\u00e9cis\u00e9ment, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de C\u00e9zanne. Nous ne vous d\u00e9couvrirons ni triste, ni sombre, mais derri\u00e8re votre ardeur nous saurons voir une fi\u00e8vre, derri\u00e8re vos plaisirs une insatisfaction, et derri\u00e8re votre bonheur quelque chose d\u2019\u00e9perdu, de haletant, qui nous touche en plein c\u0153ur.<\/p>\n<p>Nous entrerons dans le secret de cette \u00e2me qui s\u2019est si longtemps pr\u00e9tendue incr\u00e9dule pour comprendre qu&rsquo;elle ne cessa d&#8217;embrasser le monde avec une ferveur mystique, d\u00e9busquant partout, au c\u0153ur de son ordre improbable et \u00e9vident, ce Dieu, au fond si mal cach\u00e9, dont vous esp\u00e9riez et redoutiez la pr\u00e9sence et qui, peut-\u00eatre, dans quelque empyr\u00e9e, vous fit enfin : \u00ab la f\u00eate continue. \u00bb<\/p>\n<p>Vous ne nous aviez pas si bien tromp\u00e9s, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 ces \u00e9crivains que fascin\u00e8rent les myst\u00e8res du monde, et d&rsquo;abord l&rsquo;insondable myst\u00e8re du temps. Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c\u2019est n\u2019\u00eatre point dupe des arcanes de la vie. S&rsquo;entretenir par-del\u00e0 la mort avec Caillois, Berl, ou votre p\u00e8re, c&rsquo;est frayer dans des contr\u00e9es parfois aust\u00e8res o\u00f9 vous alliez nourrir la force de vos livres. C&rsquo;est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette \u00e9nergie incomparable. Contrairement \u00e0 Chateaubriand, encore lui, qui se d\u00e9sesp\u00e9rait de durer, vous avez cru qu&rsquo;en plongeant au c\u0153ur des ab\u00eemes de la vie vous trouveriez la mati\u00e8re revigorante et universelle de livres o\u00f9 chacun reconna\u00eetrait sa condition, o\u00f9 chacun se consolerait de ses contradictions.<\/p>\n<p>Et pour cela vous avez invent\u00e9, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l\u2019essai, de l&rsquo;entretien, de la confession et du r\u00e9cit, une conversation tant\u00f4t profonde, tant\u00f4t l\u00e9g\u00e8re, un art libertin et m\u00e9taphysique. C&rsquo;est ainsi que vous avez nou\u00e9 avec les Fran\u00e7ais, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particuli\u00e8re, une proximit\u00e9 en humanit\u00e9 qui n\u2019\u00e9tait qu\u2019\u00e0 vous.<\/p>\n<p>Le courage de l&rsquo;absolu dans la politesse d&rsquo;un sourire.<\/p>\n<p>C&rsquo;est cela votre \u0153uvre, elle vous lie \u00e0 Montaigne, \u00e0 Diderot, \u00e0 La Fontaine et Chateaubriand, \u00e0 Pascal et Proust, elle vous lie \u00e0 la France, \u00e0 ce que la France a de plus beau et de plus durable : sa litt\u00e9rature.<\/p>\n<p>C\u2019est le moment de dire, comme Mireille \u00e0 l&rsquo;enterrement de Verlaine : \u00ab regarde, tous tes amis sont l\u00e0. \u00bb Oui, nous sommes l\u00e0, divers par l\u2019\u00e2ge, par la condition, par le m\u00e9tier, par les opinions politiques, et pourtant profond\u00e9ment unis par ce qui est l&rsquo;essence m\u00eame de la France : l&rsquo;amour de la litt\u00e9rature et l&rsquo;amiti\u00e9 pour les \u00e9crivains. Et ce grand mouvement qu\u2019a provoqu\u00e9 votre mort, cette masse d&rsquo;\u00e9motion, derri\u00e8re nous, derri\u00e8re ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n\u2019a pas d&rsquo;autres causes. A travers vous la France rend hommage \u00e0 ce que Rinaldi appelait \u00ab la seule chose s\u00e9rieuse en France, si l&rsquo;on raisonne \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle des si\u00e8cles \u00bb.<\/p>\n<p>Evoquant, dans un livre d&rsquo;entretien, votre enterrement, vous aviez \u00e9crit : \u00ab \u00e0 l&rsquo;enterrement de Malraux, on avait mis un chat pr\u00e8s du cercueil, \u00e0 celui de Defferre c&rsquo;\u00e9tait un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon \u00e0 papier, les m\u00eames que dans notre enfance. Ni \u00e9p\u00e9e, ni L\u00e9gion d\u2019honneur, un simple crayon \u00e0 papier. \u00bb<\/p>\n<p>Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout \u00e0 fait \u00e9cout\u00e9, pardon pour cette pompe qui n&rsquo;ajoute rien \u00e0 votre gloire. Avec un sourire auriez-vous pu dire peut-\u00eatre que nous cherchions l\u00e0 \u00e0 vous attraper par la vanit\u00e9 et peut-\u00eatre m\u00eame que cela pourrait marcher.<\/p>\n<p>Non, cette c\u00e9r\u00e9monie, Monsieur, nous permet de manifester notre reconnaissance et donc nous rassure un peu. Du moins puis-je, au nom de tous, vous rester fid\u00e8le en d\u00e9posant sur votre cercueil ce que vous allez et ce que vous aviez voulu y voir, un crayon, un simple crayon, le crayon des enchantements, qu\u2019il soit aujourd&rsquo;hui celui de notre immense gratitude et celui du souvenir.<\/p>\n<p>Je vous remercie.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>TRANSCRIPTION DU DISCOURS DU PR\u00c9SIDENT DE LA R\u00c9PUBLIQUE LORS DE LA C\u00c9R\u00c9MONIE D\u2019HOMMAGE NATIONAL \u00c0 JEAN D\u2019 ORMESSON H\u00f4tel des Invalides, Paris \u2013 Vendredi 8 <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/2017\/12\/08\/ceremonie-dhommage-national-a-jean-dormesson\/\" title=\"C\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;hommage national \u00e0 Jean d&rsquo;ORMESSON\">[&#8230;]<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":877,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-876","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jean_dormesson_infocus-2.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/pabfdt-e8","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=876"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/876\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":880,"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/876\/revisions\/880"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/877"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/joelgirauddepute.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}